Transition

Période de transition en vérité. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas pris un stylo et un papier – ou tout simplement trop longtemps que je n’ai pas pris le temps de me poser derrière un écran ou devant un clavier pour écrire. J’aimerais dire que c’est parce que l’envie m’en manquait mais c’est faux. J’aimerais dire que je suis trop occupé, mais ce n’est pas complètement vrai. En vérité, je ne le sais pas vraiment moi même. Les période de transitions sont compliquées à appréhender mais ne sont pas insurmontables.

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Le métro…

Je suis aujourd’hui, enfin en règle avec le métro lillois (après plusieurs péripéties que finalement je ne raconterai pas ici). J’y vois quand même une occasion de vous parler brièvement de mon expérience personnelle du métro. Anecdotes.

On repère assez vite les gens – pas bien au courant – comme moi. J’ai mis un temps avant de comprendre qu’entre la Gare Lille Flandres et Rihour (sur la ligne 1), la porte de la rame de métro ne s’ouvrait pas du même côté. Je me tenais face à la porte qui ne s’ouvrait pas.

Le premier jour, j’ai été agréablement surpris de voir le métro sortir de terre avant la station C.H.R  Oscar Lombret (toujours sur la ligne 1) sur le même principe que la station Nation à Paris.

J’ai remarqué que les gens s’énervaient d’impatience assez rapidement à l’annonce d’un retard de 3 minutes sur la ligne, par la speakerine – alors que l’on peut s’estimer heureux si le tramway passe bien toute les 5 minutes à Caen.

Boulot/Métro/Dodo : Les gens sont pressés et stressés mais ça ne les empêche pas d’être polis et agréable. Pour la première fois dans le métro d’une grande ville, on m’a tenu la porte, on m’a expliqué un trajet ou donné un journal.

En résidence, je n’ai pas la télé (et presque pas Internet), recevoir un journal d’une personne au visage souriant – dès le matin – est assez agréable. De plus lire Métro, 20 Minutes ou Direct soir, occupe bien les quelques minutes de mon trajet et m’évite de m’abonner au flux RSS des dépêches AFP.

En sortant d’une station, j’ai réussi à me prendre une porte dans la gueule. Mais je ne sais plus où et comment c’est arrivé.

La première semaine, j’ai eu le droit à un contrôle de titre de transport et il se trouve que je n’avais pas la carte qui allait avec le coupon mensuel. La gentille dame – qui a vite compris que je débarquais en terrain inconnu – m’a expliqué la démarche à suivre pour être en règle et m’a laissé partir sans problème alors qu’à Caen, je me serai pris une amende de 35 euros et l’humiliation publique qui va avec !

Les voyages en train…

De retour à Lille, je viens de rentrer de week-end (où je suis justement rentré chez moi). J’avais initialement prévu de prendre le temps de visiter Lille, toutefois l’autorité maternelle en a décidé autrement.

Je m’amuse à l’aller, en constatant qu’un vilain garçon en spoil un autre sur la fin d’Eragon dans le TGV Lille-Paris, voiture 16. Finalement je passe un week-end plutôt calme et agréable. Je manque de peu de ne pas avoir de place assise sur le Caen-Paris de 18h rushour. Coincé entre trois parisiennes branchées lectrices de Biba et Management, et un duo de guitaristes à la vie palpitante genre Syd&Nancy !

Les voyages en train sont long… De retour à Lille, la connexion internet est toujours aussi galère, l’endroit est toujours aussi anxiogène. Je gère ça en mangeant compulsivement un bon paquet de Figolu !

Dans deux mois, je serai Super Size Tristan.

Les joies du référencement : « t’es owned ! »

Si un futur recruteur voit ça, j’suis grillé…

google1 300x153   Les joies du référencement : tes owned !

On trouve aussi mon blog grâce aux mots-clés « besoin compulsif de ranger« , « fausette au menton » et « visage long avant apres« …pourquoi pas ?!

Aime se perdre volontairement dans les rues du vieux Lille, le midi…

Je m’achète vite fait un sandwich ou un truc rapide à manger en marchant. Je me perd volontairement dans les petites rues du vieux Lille, agrandissant chaque jour le périmètre dans lequel je circule.

J’admire de mes yeux naïfs la beauté architecturale de la ville, mais aussi son effervescence, son activité, sa chaleureusement.

Je regrette  – chaque seconde – de ne pas avoir emmené mon appareil photo avec moi.

Je met à fond le volume sonore de mon baladeur numérique et j’ai l’impression d’être dans un clip ou une comédie musicale à la Bollywood.

J’envie tous ces jeunes lillois et lilloises branché(e)s, que je croise dans la rue, avec un casque WESC ou un Panasonic RP-HTX7 (hors de prix !) visé sur les oreilles. Avec ça, le son serait tellement mieux, mes oreilles souffriraient tellement moins, ma comédie musicale en serait presque un peu plus vrai !

Je m’égare dans quelques magasins en gardant en mémoire que ma carte bleue me tire la tronche et préfère rester bien au chaud dans mon porte-feuille.

Et je n’oublie pas l’heure de retourner au boulot avec le sourire. Lille me fait presque ressentir les mêmes sensations que Lyon – sans le spleen que j’y associe -, j’ai l’impression que tout le monde tombe amoureux de Lille la première fois. Je n’ai pas encore vu ses mauvais côtés.

Découvre pas à pas, la vie en résidence universitaire…

C’est comme si je faisais mon service militaire en fait ! (Merci Fab.)

  • Je dors sur un fin matelas, posé sur une planche en bois, elle même en équilibre sur une structure métallique à ressorts.
  • J’allume mes trois néons qui grésillent pour avoir un semblant de lumière dans la pièce.
  • Ils mentaient pas sur la brochure : les douches sont collectives. Aussi grandes qu’une cabine de chiotte avec un jet d’eau. Ce qu’ils ne disaient pas c’est qu’il s’agit de douches écossaises. 30 secondes d’eau bouillante, 1 minute d’eau glaçée.
  • La cuisine est collective elle aussi. Une petite pièce sans chaise avec – attention – une table, un évier et une plaque chauffante. Pas de frigo. J’hésite : j’achète un mini-frigo sur eBay ? je survis en mangeant que des trucs en sachets ? ou j’achète tout mes produits frais au fur et à mesure ?
  • Il y a énormément de bruit dans la résidence : entre le voisin fan de 50 Cent, ceux qui s’engueulent, et ceux qui circulent entre les portes qui claquent de leur chambre et de la résidence – fumeurs – pas moyen d’avoir un peu de paix.
  • La connexion internet par wifi va aussi vite que mon premier PC au temps du 56k.

Il faut que je trouve un truc à faire le soir hors de la résidence, sinon ça va être très rapidement la déprime !

Lille, deuxième jour

Brièvement. Je viens de prononcer le décès de mon disque dur externe – ce qui va naturellement limiter mes activités de loisir (musique, séries…) des prochains jours. J’ai finalement pu m’installer dans ma chambre de résidence universitaire. Ouf ! Je découvre le métro et les rues lilloises, ainsi que mon nouveau boulot – stage – : je dois prendre petit à petit mes marques.

Lille, day one

Arrivé à Lille depuis heures. Moi qui me sentais si confiant la veille du départ, je dois avouer que j’en menais pas large une fois arrivé sur le quai dégueulasse de la Gare de Caen.

Je me suis souvenu de mes larmes de petit garçon alors que ce qui restera à mes yeux le plus bel été – italien de surcroît – tirait vers la fin. Me sont revenu en mémoire toutes les images de l’inconscient collectif des difficiles adieux avant le départ d’un train. Aujourd’hui, je ne suis plus un petit garçon et il n’y avait personne sur le quai mais j’ai eu un pincement au cœur.

15 minutes à écouter « Feeling Good » de Nina Simone, pour m’en persuader. Deux longues heures de Caen à Paris, à remettre un peu d’ordre dans le bordel qui me sert de tête, interrompu brièvement par des arrêts de quelques minutes dans des petites gares dont je ne retient jamais le nom.

Métro, direction Gare du Nord. Pause sandwich mais pas d’humeur. Je m’installe dans le TGV, j’en ressort une heure après, constatant que parmi la longue liste de mes voyages en train c’est surement le plus court/rapide d’entre eux.

Quelques minutes dans le hall de la gare à scruter un plan du centre-ville, une carte du réseau de métro et me voilà dans une nouvelle rame. Métro, ironiquement je m’arrête à l’arrêt CHR – acronyme que je connais que trop bien.

Mes premiers pas en extérieur depuis ce matin. Quelques mètres plus loin, secrétariat de la résidence universitaire. « Non Monsieur, on ne peut vous donner les clés que demain 9h ! ». Je rebrousse chemin pour m’assoir sur quelques marches à l’extérieur. Coup de fil à ma mère pour lui dire que je suis bien arrivé (ou plutôt que j’ai fait bon voyage). Je me rend alors compte que je suis chargé comme un âne : ma valise semblait beaucoup plus légère quand je la remplissait.

Métro, direction le centre-ville vers une adresse de « chambre temporaire » indiqué par le secrétariat de la résidence universitaire. J’y arrive trempé de sueurs à moitié nauséeux : j’aurai dût terminer mon sandwich.

Douche, longue douche. Besoin d’eau chaude pour remettre de l’ordre dans ce qu’il me reste de pensées. Je planifie ma matinée du lendemain à me débattre avec le secrétariat de la résidence pour avoir ma clé, comme convenu. Deuxième coup de fil à ma mère pour lui dire que oui tout va bien, que non son fils n’est pas perdu dans la jungle birmane.

J’ouvre mes sacs, je « m’installe » – bien que très temporairement. Pas de wifi, pas grand chose à faire. J’ouvre mon traitement de texte, je relis des passages de trucs « toujours ébauché, jamais terminé ». Je prend des notes, met noir sur blanc – électroniquement – des trucs qui me trottent dans la tête depuis un moment. Je met la musique à fond sur mon baladeur pour meubler le silence.

« Ça fait un moment que je lui rabat les oreilles sur le fait que j’aime le calme de chez moi, mon atmosphère, ma petite vie rangée. Me voilà dans seul, dans le silence, mes quelques affaires sont alignées avec maniaquerie et pourtant… » Je parle soudainement seul. Je remarque que les murs sont vert pâle. « Je déteste le vert. Cela dit, la chambre doit être largement plus grande que ma future et espérée chambre d’étudiant. J’ai au moins un lavabo, une douche et des chiottes ! » Je remet de la musique pour m’empêcher de parler dans le vide, je vise mes yeux sur l’écran de l’ordinateur et mes doigts sur le clavier. « J’ai pas besoin du luxe 3 étoiles, la chambre d’étudiant et le wifi suffiront largement. Je ne resterai pas enfermé des journées entières de toute façon. »

Je réalise que j’ai besoin d’interactions sociales. Je m’en désole au premier abord – de toute façon j’ai toujours été très solitaire – m’en réjouissant ensuite – finalement je ne suis pas si autiste que ce qu’on crois. Je démarre une nouvelle liste (j’aime les listes) : « La liste des choses sur mon séjour à Lille m’aura appris, sur moi, sur les autres et sur la vie active ».

De retour et sur le départ !

Voila déjà plusieurs semaines – pour ne pas dire plus d’un mois – que j’ai arrêté d’écrire ici, mais je crois qu’aujourd’hui est un bon jour pour recommencer ou au moins continuer. Les choses se sont un peu bousculées pour moi depuis Février. Cela m’a fait comprendre qu’une journée ne faisait que 24h et que l’on ne peut pas être sur tout les fronts. Je ne suis pas un super-héro (mais j’y reviendrai).

Quoi que j’en dise : même si les études ne m’ont jamais énormément motivés, elles sont encore dominantes dans mon emploi du temps et ont la priorité par rapport au reste. (Il y a des projets dans lesquels j’aimerai investir plus de temps, mais les choses sont ainsi – on ne peut pas « tout faire », on fait surtout « pas grand chose »). Cela dit, je constate que mes efforts portent leurs fruits, aujourd’hui, alors que je ne fais que voir le bout du tunnel IUT. Les exposés, dossiers et examens que j’ai préparés, sans oublier les travaux pratiques (PAO, Web, Audiovisuel) que j’ai réalisés ont parfois été durs et pénibles mais les traces (expérience, notes et appréciations des enseignants, ou créations de l’esprit) qu’ils laissent me sont – forcément – bénéfiques. Il faut se l’avouer : l’environnement actuel est très peu propice à mon entrée dans la vie professionnelle à plein temps, c’est pourquoi je candidate à plusieurs formations BAC+3 (licence pro) et que je commence à faire des plans sur la comète. Il y a cette école, en alternance, dans laquelle j’aimerai étudier – il y cette entreprise dans laquelle j’aimerai faire mes preuves… mais je me refuse d’en dire plus (ou de trop espérer). On verra !

L’autre gros truc qui a aussi encombré ma tête (twitter/facebook) est l’état apocalyptique de mon appartement – ou plutôt celui de ma mère chez qui je loge encore à défaut d’avoir mon propre chez-moi -. Des travaux de rénovation des murs (à cause d’une infiltration d’eau) ont été réalisés les pires conditions possibles. J’avais peu d’apriori sur les entrepreneurs du bâtiment et j’ai l’impression que nous nous sommes fait enc****. Mon dernier mois de cours à l’IUT, mes quelques examens terminaux, la préparation de mon départ en stage, la préparation de mes dossiers « d’avenir » et plein d’autres bricoles se sont précipités au milieu d’un chantier interminable et éprouvant. Je n’ai ni envie, ni besoin d’en parler ici. Merci surtout à celle qui m’a accueillit « dans sa petite chambre » (que j’ai appris à apprécier – c’est en écrivant ces lignes que je m’en aperçoit) et qui m’a patiemment supporté (dans tout les sens du terme).

C’est le cœur mitigé que je quitte Caen pour Lille – le temps de mon stage de deux mois -. Je suis clairement soulagé de trouver un peu de temps et de calme « sans travaux », content de partir pour une nouvelle ville qui m’est encore inconnue et surtout super motivé de bosser (enfin ?) sur quelque-chose qui me plaît vraiment. Mais je suis aussi assez mélancolique à l’idée de quitter, ne serai-ce que temporairement les gens auxquels je tiens et qui comptent pour moi. Oui, je sais – ça fait con dit comme ça, mais ce départ est ma première vrai expérience de la solitude et de l’éloignement du nid (mais j’y reviendrai également). Je suis prêt, je dois le prouver, me le prouver !

twitter c’est utile en fait…

Ce soir je prend conscience de ceci : twitter c’est utile en fait. (Pas le baratin habituel sur les réseaux sociaux « aussi fun qu’addictif utile pour discuter avec ses potes, contacts, amis, pour faire de la veille sur internet », non !)

A force de lutter (il faut le dire !) pour me faire comprendre en 140 caractères, je prend l’habitude d’être PLUS clair, concis, rapide et efficace ! (dit celui qui vient de terminer un rapport de six mois d’activité d’atelier web en 17 pages + 27 autres en annexe. « yeah baby ! »)