D’habitude, je suis quelqu’un de soigné…
J’en parlais là, j’aime les listes, j’aime faire des listes, je fais des listes de trucs et d’autres, mais c’est une autre histoire…
J’ai l’impression de lancer le running gag du moment. Lâcher cette phrase au début de mes notes/billets, ça donne tout de suite une tournure énigmatique – et donc potentiellement intéressant – à ce que j’écris.
Pour faire court, je suis à la déch’ d’ordinateur, je squatte un vieux laptop ASUS blanc poussiéreux, aux touches salies et dont la batterie ne fonctionne plus (ce qui limite sa fonctionnalité de laptop, n’est-ce pas ?), pour écrire ces quelques mots. J’ai environ deux heures à tuer, le temps que mon disque dur externe – bénit soit-il – copie l’intégralité de mes données, en vue d’un prochain formatage de ma machine de bureau et d’une réinstallation forcée de Windows Vista. Je n’avais pourtant pas vraiment prévu de terminer la semaine de cette manière. La chose me retarde incroyablement dans l’avancement de mes projets personnels ou à rendre pour l’IUT. Je n’ose pas encore imaginer la galère que va être la réinstallation de mes logiciels. Je ne préfère pas y penser.
Pour en revenir, aux listes. Je pourrais en parler des heures. J‘adore ça, j’en fait des tonnes tas. Des listes de livres lus, à lire ou à acheter. Des listes d’idées, de pensées, de trucs à penser. Des listes de choses à faire ou de penser à faire, en vrai, ou sur Internet. Je l’ai dit, j’en fait des tas, cela fait partit de mon mode de fonctionnement/pensée. Les listes s’entassent, justement – jusqu’à former des feuilles volantes, des amas de post-it et des carnets de listes.
Aujourd’hui, dans ma chambre c’est un joyeux bordel – alors que d’habitude, je suis quelqu’un de soigné et d’ordonnée.
Le laptop blanc est sur le coin inférieur gauche du bureau en bois brun. Je suis avachis sur ma chaise de bureau au dossier tordu, un vieux post-it jaune roulé en guise de cigarette pour me donner un genre. (Je suis non-fumeur). La lampe de bureau, à l’abajour en toile rose est allumée.
Devant moi (derrière mon écran) se trouve une tasse World’s Best Boss – goodies The Office US -, remplie à ras-bord de tablette de médicaments, un Bubble-head Darth Vador, au sabre laser rouge cassé. Sur son socle est posé une pile lithium usagée d’appareil photo analogique. Ensuite ma carte de transport en commun, mon jeu de clés, un bloc de feuilles de brouillon où est gribouillés une liste de numéro de téléphone, une liste de date, et une liste de choses à ne pas oublier à dire à ces interlocuteurs à ces horaires précis.
A gauche, une pile de CDs et de manuels d’installation de logiciels, de livebox, d’imprimantes, de scanners, de balladeurs numériques et d’autres périphériques informatiques. Un verre vide, une clé USB 1 Go, un librio à 2 euros Le chantier infernal et autres nouvelles de Woody Allen. et le Bro Code de Barney Stinson – goodie How I met your Mother -.
A ma droite, un autre bloc de feuilles de brouillon et un stylo bic noir. Mon iPhone – seule source musicale de la soirée (qui joue aléatoirement des pistes parmi les 50 morceaux que j’écoute le plus) – est branché à une station d’accueil de fortune, initialement conçue pour la PSP de Sony (qui prend la poussière elle aussi dans un tiroir de mon bureau).
Ma poubelle déborde de sachets plastiques en tout genre à côté d’un fauteuil, recouvert d’un vieux tissu rouge – juste derrière moi -. Y est posé trois petits coussins, mon sac de cours, une écharpe noire et blanche.
Une deuxième plus grande table forme un angle droit avec mon bureau. C’est là où est installé mon ordinateur de bureau (actuellement occupé au transfert de mes précieuses données).
Les tiroirs d’un petit meuble de rangement, en carton rouge et noir, sont étalés par terre sur la moquette sale, à côté d’une multitude de vielles boites à chaussures qui me servent de rangement par dessus des étagères qui occupent la quasi-totalité des murs. Les rangées sont remplies de livres et de bandes-dessinées bien alignés ainsi que d’objets divers et variés. D’autres livres et DVDs enregistrés en attentes d’être visionnés (puis effacés) sont entassés aléatoirement par dessus.
Rien n’est rangé, rien n’est à sa place. Habituellement, je range compulsivement. Cela me fait du bien, cela me déstress. Là, non. Rien n’est rangé, rien n’est à sa place. Tant que je ne serai pas sûr que mes données sont bien sauvegardées et en sécurité sur mon disque dur externe – bénit soit-il – je ne céderai pas au sommeil, alors que mes paupières sont lourdes. Demain, il faudra ranger, et réinstaller mes logiciels. Je n’ose pas encore imaginer la galère que va être. Je ne préfère pas y penser.
Vous l’aurez compris, cette note est la liste – plutôt exhaustive – des objets dispersés autours de moi. Peut-être aurais-je dû faire une photo ? (Ce qui ne m’aurai pas occupé deux heures, cela dit en passant) Cette note est sûrement la première d’une longue série. J’ai déjà griffoné une liste de « liste de chose à lister sur mon blog » et une liste de « sujets à évoquer sur mon blog« . Les listes en faisant d’ailleurs partie.

Mais il faut laisser le désordre s’insinuer dans nos vies parfois…
(…dit celle qui fait du bordel un mode de vie)
(dit celle qui devrait réviser, n’est-ce pas ?)
Non, je plaisante. Merci de me lire et de commenter. Tu dois bien être la seule (avec un ou deux robots de référencement de chez Google)
Non non, t’as des lecteurs
Mais j’ai rien de particuliers à dire à propos de cette émergence de bordel dans ta chambre en lieu et place du rangement habituel…
Merci