Bilan : En vacances ? T’es sûr ?

Un Dimanche comme presque tous les autres. Il est quasiment 22h30 quand j’écris ces lignes. C’est l’heure du bilan.
Je reprend les cours demain matin et comme d’habitude je ressens un mélangé d’anxiété et de regrets. Je regarde ma to-do-list des vacances et je suis plutôt satisfait.

Tout ce qui concerne le tri, le rangement, le déménagement et mes autres maniaqueries est rayé. Ça en dit long sur le climat chez moi « c’est Beyrouth version 1978 » (aussi bien sur le plan diplomatique avec ma mère que sur le plan géographique étant donné le bordel que peu générer un déménagement). Mais ça en dit long aussi sur mon état psychologique : Oui, quand je suis stressé j’ai un besoin compulsif de ranger des trucs, faire des listes et les rayer.

Pendant cette courte semaine de vacances, j’ai pris le temps de me faire un peu plaisir devant un écran d’ordinateur : bidouiller sur mon site web/blog et faire de la maintenance informatique, une longue nuit d’insomnie (état psychologique toujours). Sur ces points précis, je n’ai pas tout a fait achevé ce que j’avais prévu, mais cela sera surement rattrapé en une ou deux soirées, le temps de me changer la tête des cours.

Les cours, justement ! J’avais du boulot pour les cours et qu’est-ce que j’ai fait ? Pas grand chose, à part rédiger deux malheureux cahiers des charges et les nombreuses (et douloureuses) relectures/corrections/finitions de mon rapport d’activité d’atelier de deuxième année. En faisant cette to-do-list j’ai eu les yeux plus gros que le ventre : je pensais pouvoir terminer le produit de l’atelier (un site internet), terminer l’écriture du script détaillé de mon projet de film audiovisuel et préparer un exposé. Heureusement, j’ai quelques heures dans la semaine que je vais aménager pour finir le boulot. Malgré tout, j’ai l’impression que je vais passer mon lundi après-midi pendu au téléphone entre les CROUS, les secrétariats d’universités et ceux d’écoles privées. Je dois encore remplir et envoyer des dossiers de réservation et d’inscriptions à droite et à gauche. J’ai quelques semaines pour cela mais il faut tout de même que je me presse !

Finalement, la détente. J’ai regardé des pas mal de séries plutôt bien et joué aux jeux vidéo de longues heures, ça oui (et j’en suis pas fier). Je regrète de ne pas être plus allé au cinéma et de ne pas avoir vu des amis/des gens (alors que je me suis plusieurs fois manifesté auprès d’eux, bref… on doit m’éviter !)

Bilan mitigé donc. Une seule chose est sûre : les Dimanche soirs, la veille d’une reprise des cours, j’ai toujours le sentiment de ne rien avoir fait. Je décompresse 50% du temps, et les cinquante autres à rattraper ce que je n’ai pas fait pendant les premiers. C’est à chaque fois la même chose (ce que je pourrait appeller le Syndrome du dimanche soir de fin de vacances). La veille de la rentrée, mon esprit tordu me dit : « Tristan ! Lance toi dans un projet (au pif…écriture, web, autre) qui va te pomper le temps que tu n’as plus. » Voila. Un mélangé d’anxiété et de regrets, comme d’habitude.

2 commentaires

  1. Séb dit :

    Ahhh le dimanche soir de fin de vacances le célèbre ;) C’est toujours celui dans lequel on se rend compte du travail immense qu’on a pas accompli pendant les vacances mais qu’on aurait quand même du faire…D’un coté difficile de se motiver le dernier jour de vacances non?

    • Tristan dit :

      Je me sens moins seul d’un coup.
      Toi aussi tu souffre du Syndrome du dimanche soir de fin de vacances ?

      Un jour, ou peut-être un dimanche soir de fin de vacances, je déciderai de militer pour promouvoir ce syndrome.

      A quand syndromedudimanchesoirdefindevacances.com ?