Archives pour la catégorie Musique
Posté le mars 11, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Goldfrapp – Seventh Tree
Goldfrapp a démarré dans les hauteurs de Felt Mountain, leur vertigineux premier album, pour ensuite redescendre dans la moiteur d’une pop aguicheuse de Black Cherry, et finalement creuser une fausse sombre avec Supernature. Aujourd’hui, Goldfrapp œuvre par contraste avec ce quatrième album, où il réapparaît en pleine majesté, (annoncée par la magnifique pochette de la belle Barry Lyndon).
La mélodie de ce nouvel album se mue doucement en une « petite sirène folk », douce et suspendue. On en resterai presque éblouit, pétrifié, envoûté par la grâce de Little Bird aux airs de comptine psychédélique. La suite ressemble à une farandole musicale retravaillée avec des machines à vapeur empruntés à Air, notamment. Alternant, ensuite, entre accélération pop et ballades, une espèce de sensualité cosmique se dégage de la folk de Seventh Tree. Un rêve éveillé !
Posté le mars 11, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Sébastien Tellier – Sexuality
Sébastien Tellier est un showman fantastique et un songwriter décalé, inclassable et infatigable. Sébastien Tellier a l’art de perdre son auditoire à contre-pied. Sébastien Tellier est un passionnant phénomène avec son nouvel album Sexuality. Il fait un grand écart entre « concepts fous » et « chansons populaires », entre « la variété chromée » et « la hype mondiale ». Ses précédents albums étaient déjà difficilement classables mais celui-là détient sûrement la palme des palmes grâce à la collaboration du génial Guy-Manuel de Homem Christo. Sexuality se compose de 11 titres de toute beauté et déroutants.
Il faut écouter l’album en entier pour comprendre vraiment l’univers moite, sensuel et sexuel de Sébastien Tellier. Si Sexuality annonce clairement les intentions de Tellier et joue avant tout sur l’imagerie érotique kitch vintage (la pochette au graphiste très early 80’s), côté musique, il plonge là aussi tout entier dans les années Dorothée. Si l’ensemble peut quelque peu rebuter au début par son aspect « rosse sucrerie pop », limite écœurante, très vite l’album se révèle addictif au possible et des titres comme « Divine » et « Sexual Sportswear« .
Si, si, Respect.
- Je vous invite d’ailleurs à lire l’interview du Monsieur chez FREE YOUR MIND.
Posté le février 6, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Calvin Harris – I Created Disco
Chez les Harris, je connaissais Thomas Harris, journaliste et écrivain américain a qui nous devons quatre thrillers autour du personnage Hannibal Lecter, et Robert Harris, écrivain et journaliste britannique, auteur de thrillers tels Archangel, Enigma et Fatherland, uchronie sur l’après-Seconde Guerre mondiale si l’Allemagne nazie avait gagné la guerre. Maintenant il faudra compter avec Calvin Harris, celui qui a inventé le disco – c’est lui qui le dit ! Nous dirons plutôt qu’il l’a réinventé…
A, à peine 23 ans, Calvin Harris, originaire de Dumfries, petit village d’Ecosse, a été révélé en 2007 via sa page myspace et à réussit le difficile pari de dynamiter/dynamiser la pop – au sens propre comme au sens figuré – à sa manière. « I Created Disco » est la rencontre improbable LCD Sound System, Daft Punk avec une touche de glamour et de sexy, et nous livre là, une succession de tubes retro-futuristes halucinants. « Acceptable in the 80’s« , en tête de liste : ritournelle volontairement kitsch mais surtout hautement (hautement) addictive.
« I Created Disco » est sans aucun doute un des album d’electro-pop les plus dansant de ce début 2008, d’ailleurs les pop stars Kylie Minogue et Sophie Ellis Bextor lui ont demandé de composer une poignée de morceaux pour leurs prochains albums respectifs. Depuis plusieurs mois, l’Angleterre n’en finit plus de frémir aux rythmes endiablés de ses morceaux, sur les dance floors des clubs comme à la radio. C’est maintenant à nous d’en profiter, Calvin Harris s’apprête maintenant à conquérir la France, avec la sortie, cette semaine, de son premier album, dans l’hexagone !
Posté le février 5, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Andrew Bird – Soldier on
Andrew Bird, chanteur et musicien américain, sort cette semaine un éclatant recueil d’inédits et de reprises, uniquement disponible sur le site de son label fargostore.com.
Andrew Bird, que j’ai découvert grâce à son précédent album « Armchair Apocrypha » a été propulsé parmi les bons songwriters américains grâce à ses albums « Weather Systems » et « The Mysterious Production of Eggs » (deux petits bijoux musicaux) mais « Armchair Apocrypha » avait l’objet de critiques virulentes et injustifiées par la presse musicale qui dénonçait les premiers des signes d’essoufflement de l’artiste. Pourtant son dernier disque était impeccablement enregistré, joué et chanté.
Aujourd’hui, Andrew Bird « retrouve les hautes sphères de son inspiration mélodique » (comme disent certains) et solidifie par ce nouvel opus « Soldier on » sa réputation du « songwriting à l’américaine« qui n’est plus à remettre en cause. L’album est concis – seulement huit titres et trente-cinq minutes -, lyrique, les arrangements sont courts, de toute beauté, d’une incroyable splendeur. Andrew Bird plane donc bel et bien au-dessus de la pop-folk US comme un petit oiseau…
Posté le janvier 31, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Syd Matters – Ghost days
Syd Matters ou Jonathan Morali de son véritable nom, fait partit des seuls songwriter français d’une pop-folk aérienne à pouvoir se vanter de susciter une attente importante dans le microcosme musical. Devenu grand en 2002 grâce à sa victoire au concours CQFD des Inrocks, il a depuis démontré l’étendue de son talent sur ses deux premiers albums (assez unaniment salués par la critique musicale). Deux ans après le dépouillé “Someday We Will Foresee Obstacles”, le retour de Syd Matters est l’un des événements de ce début d’année 2008.
Les quinze titres qui composent « Ghost Days » sont le fruit de nuits et jours de travail solitaire pour Jonathan Morali, de nuits et des jours qui se succèdent pour ne former plus qu’un, des jours fantômes qui donnent leur nom à ce troisième album. Les chansons baignent dans une douce nostalgie, le flux des harmonies est soyeux. L’orchestration est dense. Le tout va droit au cœur. Jonathan Morali a ici le rôle d’un marchand de rêves, capable de sa voix chaude de rendre joyeuse et belle toute la mélancolie contenue dans sa guitare et son synthé.
Composant seul cette œuvre enfermé dans sa chambre, Syd Matters, s’est laissé porter par la nostalgie et la légèreté pour donner cette impression de flottaison et d’apesanteur qui prédomine. « Ghost Days » est un album riche, grâce aux fabuleux « Everything else », « I’ll jackson« , petit hommage au Pink Floyd, « My lover’s on the pier« , « Cloud flakes » ou encore « Louise ». Il y a du Tom York, du Léonard Cohen (j’adore ce type !) dans l’interprétation de cet album. « Ghost Days » est tout simplement splendide, magique et enthousiasment …
Posté le janvier 24, 2008 par [monsieur t.]*
.music : EZ3kiel – Battlefield
Après Naphtaline en 2007, le groupe d’éléctro-dub français EZ3kiel, sort en 2008, un nouvel album intitulé Battlefield.
Une noirceur incroyable semble s’être emparée d’EZ3kiel. Les désormais quatre membres du groupe, nous avaient laissé en pleins songes, dans des rêves fabuleux, au sein d’une illusion magique, avec leurs douces berceuses et leurs délicieuses mélodies du précèdent opus, mais Battlefield assombrit (définitivement?) nos tympans.
Le groupe est (définitivement?) inclassable dans un genre ou un autre, passant de musique down tempo à un rock industriel brûlant et torturé. L’esprit de leurs précédents albums n’est pas loin, là, palpable, reconnaissable mais Battlefield est plus dans la force, dans la rage et l’intensité qui peuvent s’emparer de vous sans prévenir. EZ3kiel est toujours proche de la rupture entre le calme et la fureur, Juste entre puissance et fragilité, faisant côtoyer des riffs de guitares et des mélodies presque cristallines.
Battlefield révèle une pièce supplémentaire de la personnalité et de l’univers (visuel et musical) de ce groupe, décidément très à part. Les membres d’EZ3kiel maîtrisent parfaitement leur création (le packaging est remarquable, le graphisme est impeccable), qu’ils poussent de plus en plus loin (dans la noirceur). J’ai déjà hâte de découvrir où ils iront ensuite. Une réussite.
Posté le janvier 24, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Cat Power – Jukebox
Ce 22 Janvier dernier, Cat Power sort, en France, son nouvel album Jukebox, signé chez Beggars/Naïve. Si vous aimez Cat Power, vous aimerai Jukebox. Ce huitième album est un album de reprises de la grande musique américaine : Sinatra, Hank Williams, James Brown, Dylan, Billie Holiday, Janis Joplin, Joni Mitchell – rien que ça !
Même si on aurai aimé écouter un album propre à Chan Marshall, vous pouvez brancher votre jukebox, car ça marche ! Jukebox est peut-être l’album de la maturité pour la chanteuse de 36 ans (terme assez propre à la presse musicale spécialisée, façon Technikart) mais – Oh ! Grand MAIS – ce n’est pas un énième album d’une « chanteuse folk-soul consensuelle, façon Norah Jones ou Joss Stone » (comme l’affirme Les inrocks). A mon humble avis, les reprises de Jukebox sont méconnaissables et donc très originales, très sympa, très folk. L’album se déroule avec de jolis chants, une belle voix, de jolies musiques, sur deux CDs, vendus dans une packaging fort agréable… Je suis conquis !
Posté le novembre 20, 2007 par [monsieur t.]*
.mon Nördik : Nördik Impakt 9, soirée de clôture

Je me propose aujourd’hui de vous transmettre ma vision de la soirée de clôture de la 9e édition du Nördik Impakt (blog – myspace). Aah la soirée de clôture du Nördik Impackt ! 9 ans que ça dure… 9 ans que tous le monde en parle… mais la première fois que j’y vais.
Nördik Impakt (suite, suite, et fin, malheureusement…) : si vous avez raté le précèdent épisode : c’était Alex Tassel Groupe (un ptit before…).
Je m’étais préparé comme un winner, comme un vainqueur. Couché tôt la veille, levé tard le matin, un régime alimentaire rigoureux digne de Rocky Balboa, politique d’économie d’énergie à tous prix…etc, etc. J’étais chaud bouillant – j’attendais ça depuis des semaines – , après une après-midi avec MokoFan et un ptit before au foyer du Théâtre de Caen avec le Alex Tassel Groupe. Un bon plat de pâtes vers 19h30, une double Burn et hop nous étions dans le tramway, puis dans la navette en direction du parc des expositions de Caen où se déroulait la fameuse soirée de clôture du Nördik Impakt.
(Pour visualiser les photos, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous)
Posté le novembre 19, 2007 par [monsieur t.]*
.mon Nördik : Alex Tassel Groupe (un ptit before…)

Samedi 17 novembre, LE jour, le jour tant attendu… le jour que je voulais le plus vivre depuis l’ouverture de la 9e édition du Nördik Impakt (blog – myspace). Là, ça devenait sérieux – là, il y allait avoir de la musique…
Nördik Impakt (suite, suite, mais toujours pas fin…) : si vous avez raté le précèdent épisode : c’était tribuzz vs. abstract hip hop. Je vous sent languir derrière votre écran, vous mourrez d’envie que je vous parle de la soirée de clôture du Nördik Impakt, mais il va falloir attendre encore un peu…car à 17h, le samedi 17 novembre se tenait dans le foyer du Théâtre de Caen, le concert électrique jazz de Alex Tassel Groupe.
Posté le novembre 19, 2007 par [monsieur t.]*
.mon Nördik : tribuzz vs. abstract hip hop

Ce Jeudi 15 novembre, que j’ai passé à glander en souvenir du bon vieux temps, fût l’occasion d’une nouvelle sortie (en fin d’après-midi et début de soirée) dans le cadre de la 9e édition du Nördik Impakt (blog – myspace), mais cette fois, je n’étais pas seul.
Nördik Impakt (suite, mais pas encore fin…) : si vous avez raté le précèdent épisode : c’était Coldcut Sound Mirrors vs. Lunakhod. Même si la soirée n’a pas été conforme à nos attentes initiales, ce fût un tous de même un très bon moment…plein de couleurs !
(Pour visualiser les photos, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous)




test