Archives du tag critique
Posté le février 5, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Andrew Bird – Soldier on
Andrew Bird, chanteur et musicien américain, sort cette semaine un éclatant recueil d’inédits et de reprises, uniquement disponible sur le site de son label fargostore.com.
Andrew Bird, que j’ai découvert grâce à son précédent album « Armchair Apocrypha » a été propulsé parmi les bons songwriters américains grâce à ses albums « Weather Systems » et « The Mysterious Production of Eggs » (deux petits bijoux musicaux) mais « Armchair Apocrypha » avait l’objet de critiques virulentes et injustifiées par la presse musicale qui dénonçait les premiers des signes d’essoufflement de l’artiste. Pourtant son dernier disque était impeccablement enregistré, joué et chanté.
Aujourd’hui, Andrew Bird « retrouve les hautes sphères de son inspiration mélodique » (comme disent certains) et solidifie par ce nouvel opus « Soldier on » sa réputation du « songwriting à l’américaine« qui n’est plus à remettre en cause. L’album est concis – seulement huit titres et trente-cinq minutes -, lyrique, les arrangements sont courts, de toute beauté, d’une incroyable splendeur. Andrew Bird plane donc bel et bien au-dessus de la pop-folk US comme un petit oiseau…
Posté le janvier 31, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Syd Matters – Ghost days
Syd Matters ou Jonathan Morali de son véritable nom, fait partit des seuls songwriter français d’une pop-folk aérienne à pouvoir se vanter de susciter une attente importante dans le microcosme musical. Devenu grand en 2002 grâce à sa victoire au concours CQFD des Inrocks, il a depuis démontré l’étendue de son talent sur ses deux premiers albums (assez unaniment salués par la critique musicale). Deux ans après le dépouillé “Someday We Will Foresee Obstacles”, le retour de Syd Matters est l’un des événements de ce début d’année 2008.
Les quinze titres qui composent « Ghost Days » sont le fruit de nuits et jours de travail solitaire pour Jonathan Morali, de nuits et des jours qui se succèdent pour ne former plus qu’un, des jours fantômes qui donnent leur nom à ce troisième album. Les chansons baignent dans une douce nostalgie, le flux des harmonies est soyeux. L’orchestration est dense. Le tout va droit au cœur. Jonathan Morali a ici le rôle d’un marchand de rêves, capable de sa voix chaude de rendre joyeuse et belle toute la mélancolie contenue dans sa guitare et son synthé.
Composant seul cette œuvre enfermé dans sa chambre, Syd Matters, s’est laissé porter par la nostalgie et la légèreté pour donner cette impression de flottaison et d’apesanteur qui prédomine. « Ghost Days » est un album riche, grâce aux fabuleux « Everything else », « I’ll jackson« , petit hommage au Pink Floyd, « My lover’s on the pier« , « Cloud flakes » ou encore « Louise ». Il y a du Tom York, du Léonard Cohen (j’adore ce type !) dans l’interprétation de cet album. « Ghost Days » est tout simplement splendide, magique et enthousiasment …
Posté le janvier 24, 2008 par [monsieur t.]*
.music : EZ3kiel – Battlefield
Après Naphtaline en 2007, le groupe d’éléctro-dub français EZ3kiel, sort en 2008, un nouvel album intitulé Battlefield.
Une noirceur incroyable semble s’être emparée d’EZ3kiel. Les désormais quatre membres du groupe, nous avaient laissé en pleins songes, dans des rêves fabuleux, au sein d’une illusion magique, avec leurs douces berceuses et leurs délicieuses mélodies du précèdent opus, mais Battlefield assombrit (définitivement?) nos tympans.
Le groupe est (définitivement?) inclassable dans un genre ou un autre, passant de musique down tempo à un rock industriel brûlant et torturé. L’esprit de leurs précédents albums n’est pas loin, là, palpable, reconnaissable mais Battlefield est plus dans la force, dans la rage et l’intensité qui peuvent s’emparer de vous sans prévenir. EZ3kiel est toujours proche de la rupture entre le calme et la fureur, Juste entre puissance et fragilité, faisant côtoyer des riffs de guitares et des mélodies presque cristallines.
Battlefield révèle une pièce supplémentaire de la personnalité et de l’univers (visuel et musical) de ce groupe, décidément très à part. Les membres d’EZ3kiel maîtrisent parfaitement leur création (le packaging est remarquable, le graphisme est impeccable), qu’ils poussent de plus en plus loin (dans la noirceur). J’ai déjà hâte de découvrir où ils iront ensuite. Une réussite.
Posté le janvier 24, 2008 par [monsieur t.]*
.music : Cat Power – Jukebox
Ce 22 Janvier dernier, Cat Power sort, en France, son nouvel album Jukebox, signé chez Beggars/Naïve. Si vous aimez Cat Power, vous aimerai Jukebox. Ce huitième album est un album de reprises de la grande musique américaine : Sinatra, Hank Williams, James Brown, Dylan, Billie Holiday, Janis Joplin, Joni Mitchell – rien que ça !
Même si on aurai aimé écouter un album propre à Chan Marshall, vous pouvez brancher votre jukebox, car ça marche ! Jukebox est peut-être l’album de la maturité pour la chanteuse de 36 ans (terme assez propre à la presse musicale spécialisée, façon Technikart) mais – Oh ! Grand MAIS – ce n’est pas un énième album d’une « chanteuse folk-soul consensuelle, façon Norah Jones ou Joss Stone » (comme l’affirme Les inrocks). A mon humble avis, les reprises de Jukebox sont méconnaissables et donc très originales, très sympa, très folk. L’album se déroule avec de jolis chants, une belle voix, de jolies musiques, sur deux CDs, vendus dans une packaging fort agréable… Je suis conquis !
Posté le juin 24, 2007 par [monsieur t.]*
Avalon ou l’impossibilité de ne pas jouer
Dans une ville fictive d’Europe centrale, Ash est une accro de jeux vidéos et de réalité virtuelle. Solitaire, elle vit dans un modeste appartement très peu meublé, elle a comme seul compagnon, son chien. Elle était membre d’un groupe de joueurs d’un wargame hyper-violent et illégal nommé « Avalon » en référence à l’île légendaire où reposent les âmes des héros, mais depuis que la bande s’est dissoute, Ash joue seule. Un jour, elle apprend que son ancien amant, Murphy est devenu un « non-revenu ». On l’appelle ainsi parce qu’il a perdu son âme dans le jeu. Ash part sur ses traces, elle y découvrira tous les secrets du jeu ainsi que la zone interdite baptisée « Special A ». En fait, il est difficile de résumer le film fantastique de Mamoru Oshii, le réalisateur de « Gosht in the shell » car il joue sur la perte des repères.




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